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	<title>Le blog de Vanessa Hoscheit &#187; interprétation visualiste</title>
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	<description>Architecte - I.S.A. La Cambre</description>
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		<title>De la perception visuelle à la perception sonore &#8211; Interaction sensorielle</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 09:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Urbanisme Sonore]]></category>
		<category><![CDATA[interaction sensorielle]]></category>
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		<description><![CDATA[Les relations entre le visuel et le sonore dans l’interprétation que l’individu se fait d’un espace, les métaphores puisées dans notre langue française afin de décrire des notions et d’en dégager des concepts sont autant d’éléments qui témoignent de cette notion d’interaction sensorielle !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les relations entre le visuel et le sonore dans l’interprétation que l’individu se fait d’un espace, les métaphores puisées dans notre langue française afin de décrire des notions et d’en dégager des concepts sont autant d’éléments qui témoignent de cette notion d’<em>interaction sensorielle </em>!</p>
<p><em>Le primat de l’interprétation visualiste</em></p>
<p>Le primat de l’interprétation visuelle au sein de notre société est indéniable !<br />
En effet, avant de rentrer dans l’ère de la communication, notre civilisation a toujours été une civilisation d’images… ! Il faut remonter à Platon pour comprendre l’essence même du phénomène. </p>
<blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: left"><em>La vue est à la fois l’origine et le chemin de la connaissance toute entière.<br />
</em>Platon</p></blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: left">Cependant, la primauté de l’œil et son rôle de premier récepteur de l’information a surtout été révélé, en Occident, depuis la Renaissance, l’invention de l’imprimerie et davantage encore avec l’introduction de la perspective en peinture. Ainsi, Dieu devint image alors qu’auparavant il n’était que parole (sons, vibrations, …) au sein des tribus… Pour certaines d’entre elles d’ailleurs, le sens de l’ouïe prédomine encore !<br />
D’autre part, l’image, perception instantanée et limitée, est incapable de s’en tenir à elle seule car elle met en jeu la pensée dès sa perception. Elle apparaît alors comme quelque chose qui nous parle, qui fait resurgir à la conscience certains éléments ou faits intériorisés…</p>
<p style="TEXT-ALIGN: left"><span id="more-184"></span>Dans la société occidentale, l’idéalisation de la prégnance visuelle est telle qu’elle aboutit à une véritable géométrisation de notre monde tel que l’indique E. Clémens (<em>Façons de voir, </em>Esthétique hors cadre, P.U.V.). Si nous songeons aux formes ambiantes de nos espaces habitables, de nos jardins, meubles, vêtements, … rien n’y échappe !</p>
<p><strong>L’architecture<em> – une discipline visuelle avant tout</em></strong></p>
<p>Notre formation d’architecte –formation hyper-visuelle par excellence- tend à déformer la vision du monde réel. En effet, nous appartenons à un système usant, parfois abusant, d’une multitude d’illusionnismes qui, finalement, nous décalent de la réalité. Quelle revue d’architecture ne retouche pas ces photos ?<br />
Un cliché de type « carte postale » sans âme et totalement sorti de son contexte a-t-il réellement un sens dans notre monde contemporain ; un monde qui respire, bouge et crie… ! Le danger étant que nous tendons à nous fixer sur des images figées, et donc éphémères…<br />
Une attitude plus globale et plus juste face à des soucis de qualité environnementale des espaces ne serait-elle pas de considérer non seulement l’esthétique visuelle, mais aussi l’esthétique auditive, olfactive et tactile de ceux-ci ?</p>
<p><strong>Le mouvement futuriste – <em>une certaine prise de conscience</em></strong></p>
<blockquote><p> <em>Notre besoin grandissant de vérité ne peut plus se contenter de la forme et de la couleur comme elles furent comprises jusqu’ici car il faut que l’œil se délivre de son voile d’atavisme et de culture et ce, pour atteindre enfin à une sorte de sensation rénovée, gage d’une ultrasensibilité.<br />
</em>Boccioni, <em>Manifeste, </em>1910</p></blockquote>
<p>C’est ainsi que dans le climat de l’époque, les futuristes vont donc s’opposer aux impressionnistes qui avaient déjà tenté de rénover la <em>sensation</em> par leur jeu habile de la complémentarité des couleurs mais qui, par ailleurs, subordonnaient la vie du tableau à sa ressemblance du moment. C’est précisément cette représentation de l’instant, cette soumission au fugitif que dénonça le mouvement futuriste qui se voulait plus proche de l’homme de son temps.<br />
La peinture <em>des bruits, des sons et des odeurs</em> était née… !(<em>La Couleur, </em>Maryvonne Perrot, 1993)<br />
Pour les futuristes, les formes, les couleurs, les mots, les sons, les bruits,… étaient moyens d’expressions. L’unité émotionnelle du tableau concourant au drame plastique représentait leur dessein. On parlera de composition plastique émotive !</p>
<p>De toute évidence, cet apport dans l’art de la peinture a mis fin à des siècles de silence surtout si l’on songe à celle de l’Antiquité et de la Renaissance…</p>
<p><strong>Couleur et musique – <em>analogie</em></strong></p>
<p>Les corrélations rapprochant les expériences visuelles et auditives ne sont plus à démontrer. Cette façon que nous avons de décrire une certaine <em>ambiance visuelle</em> ou <em>sonore</em> s’exprime très souvent de manière inconsciente tant le vocabulaire d’usage s’est encré dans nos pratiques et nos références culturelles : « J’entends le vert des feuilles » ; « J’écoute l’eau limpide du ruisseau… ».</p>
<p>Dans le même ordre d’idées, la musique –affranchie de la représentation- constitue un art dématérialisé et spirituel. L’harmonie, l’accord, le rythme, le chromatisme voir même le cri, la stridence sont autant d’éléments qui peuvent être révélés par la musique si l’on songe au système de valeur note/couleurs. Ainsi, la sonorité instrumentale renvoie à la qualité du timbre de la couleur comme, par exemple, le rouge à la résonance instrumentale d’une trompette ; le bleu à la flûte…</p>
<blockquote><p> <em>Mettre de l’ordre dans les couleurs, c’est mettre de l’ordre dans ses idées ;et peindre, c’est distribuer musicalement des valeurs, par couleurs et figures.<br />
</em>Matisse</p></blockquote>
<p style="text-align: left;">Lorsque la musique rencontre l’environnement…</p>
<p>Les compositeurs vivent aussi dans un monde réel et l’on perçoit dans leurs œuvres l’influence, consciente ou inconsciente, des sons et des rythmes de leur époque et culture.<br />
En 1913, le futuriste Luigi Russolo et son manifeste intitulé <em>L’Art des Bruits</em> allait révolutionner le cours des choses… En effet, ce dernier inventa un orchestre de bruiteurs avec des bourdonneurs, hululeurs et autres gadgets destinés à révéler à l’homme le potentiel musical de ce monde nouveau qui l’entourait.<br />
Cette expérience marque une inversion dans l’histoire de la perception. Au lieu de perpétuer l’image, le mythe de l’art « élitiste », fantasmatique (comme la musique) qui représentait une valeur en soi, ce concept apparaissait en quelque sorte comme le prolongement du contexte socioéconomique et culturel. Il renvoyait ainsi le public à ce qu’il venait de quitter ; un univers mécanisé et déshumanisant… !<br />
Cette prise de conscience quant aux désagréments de l’environnement sonore naît petit à petit de l’absence de distinction entre le musical et le non musical.<br />
Remarquons, au passage que, quelques années plus tard, dans le domaine des arts visuels, M. Duchamps exposera un urinoir…</p>
<p>Comme démontré auparavant, l’imbrication des facteurs sociologiques, culturels et perceptifs sont d’une extrême importance dans la relation réciproque qui régit l’homme et son milieu. L’individu, à la fois récepteur mais aussi capteur de messages, analyse les informations perçues selon son humeur, ses motivations, ses centres d’intérêts, ses activités. Le caractère actif de l’individu est primordial dans cette relation de réciprocité.</p>
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