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	<title>Le blog de Vanessa Hoscheit &#187; développement urbain</title>
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	<description>Architecte - I.S.A. La Cambre</description>
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		<title>L’analyse qualitative du paysage sonore – Paramètre incontournable dans le développement urbain</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 13:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Urbanisme Sonore]]></category>
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Perception sonore
L’ouïe, un sens particulier !
Les préoccupations concernant le vécu sonore des habitants ont été longtemps absentes des études sur l’environnement urbain. Ce n’est que très récemment qu’un cri d’alarme a été lancé pour ce que l’on qualifie aujourd’hui de pollution sonore.
Il est intéressant de noter que la prise en compte des perceptions sonores dénonce, très [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: Georgia;"><span style="color: #800080;"> </span></span></strong></p>
<p><strong><em>Perception sonore</em></strong></p>
<p>L’ouïe, un sens particulier !</p>
<p>Les préoccupations concernant le vécu sonore des habitants ont été longtemps absentes des études sur l’environnement urbain. Ce n’est que très récemment qu’un cri d’alarme a été lancé pour ce que l’on qualifie aujourd’hui de <em>pollution sonore.<br />
</em>Il est intéressant de noter que la prise en compte des perceptions sonores dénonce, très souvent, des nuisances et non des soucis de critères de qualité. Les recherches et travaux de l’I.B.G.E. sur l’environnement bruxellois appuient cette constatation : études purement techniques de type <em>lutte contre le bruit, </em>réalisation de murs anti-bruits … mais pas de réelles recherches de type paysagères…</p>
<p><span id="more-11"></span>C’est vrai qu’il est encore très difficile aujourd’hui de vérifier, de mesurer, de quantifier des critères de beauté des sons ; du moins, c’est une discipline naissante ! Aussi, si nous opérons un retour dans l’histoire, nous ne disposons, finalement, pas vraiment d’archives sonores, ni même olfactives excepté des supports visuels telles que des peintures, gravures et autres… Cependant, si nous observons des archives picturales de Bruxelles au début du siècle passé, il est stupéfiant de constater que nous sommes déformés par la réalité ! L’impression de calme et de sérénité qu’elles révèlent n’est qu’illusion si l’on songe aux bruits des chariots, des sabots des chevaux au sein d’une ville extrêmement minérale et, par conséquent, très réverbérante. A ce titre, la poésie de Baudelaire scandait déjà l’ambiance bruyante des rues et ruelles bruxelloises…</p>
<p>Vous l’aurez donc compris, la <em>matière sonore, </em>qualité environnementale de l’espace urbain a été, jusqu’à présent, trop souvent lésée, faute de moyens ou de désintérêt face à son caractère impalpable…</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"> □□□□</p>
<blockquote>
<p align="center"><em>Le paysage sonore urbain représente la diversité et l’organisation des informations sonores, dans le temps et dans l’espace, susceptibles de caractériser un lieu<br />
</em>Les Stress de l’environnement, A. Moch</p></blockquote>
<p>Malgré le primat de l’interprétation visuelle, la dimension sonore est aussi révélatrice de rapports sociaux que de qualités spatio-temporelles. Autrement dit, le paysage sonore urbain peut, dans certain cas, constituer un des éléments qui attirent les gens vers la ville car les sons renvoient aux activités humaines, à la présence d’autres. A contrario, on sait combien un trop grand silence peut créer chez les individus un sentiment de solitude, d’isolement, une impression de mort.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"> <em>Le bruit agresse, le silence tue et la rumeur protège.<br />
</em>Sryenski, 1985</p></blockquote>
<p>Un espace public est <em>un espace qui sonne</em>… ! Selon P. Amphoux, il détermine des climats sonores spécifiques ; le son <em>publicise </em>l’espace et en définit donc sa plus ou moins forte publicité. Un espace public sonore est :</p>
<p style="padding-left: 30px;">- <em>un espace collectif, </em>caractérisé par son accessibilité de principes à tous et une limite sonore. Cette dernière ne se superpose pas nécessairement aux limites visuelles ou architecturales.</p>
<p style="padding-left: 30px;">- <em>un lieu de sociabilité, </em>caractérisé lui-même par un régime d’audibilité, révélant un certain mode d’exposition de soi à l’écoute d’autrui et par un milieu sonore ou ambiance, garantissant une certaine impersonnalité des rapports.</p>
<p>Dès lors, qu’est-ce qu’un espace<em> qui sonne bien ?<br />
</em>Selon le même auteur, cet espace ne doit pas être nécessairement silencieux ou calme, ni à l’extrême être dense, très animé. C’est plutôt un espace dont l’<em>ambiance sonore </em>semble adéquate par rapport à l’image que l’on s’en fait.<br />
Nous noterons, au passage, l’importance de la relation entre le <em>visuel </em>et le <em>sonore</em> dans l’interprétation que l’individu se fait d’un espace. Cette relation étroite fera l’objet d’un prochain article.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"> □□□□</p>
<p style="TEXT-ALIGN: left">Les sons : des indicateurs sociaux précieux</p>
<p>Structurer et identifier son milieu est une fonction vitale pour l’homme !<br />
Dans les années septante, des études ont été réalisées à ce sujet. Elles visaient à demander aux citadins de décrire leur ville ; ceux-ci faisaient référence à des éléments variés constituant, pour eux, des repères leur permettant de s’y diriger, d’en comprendre le sens, d’élaborer une représentation qui allait elle-même structurer leurs rapports avec ce qui les entourait. A cet effet, trois villes avaient été sélectionnées : New-York, Londres et Paris (Milgram 1970). On pouvait constater une très large diversité dans ce qui avait été sélectionné par les citadins :</p>
<p style="padding-left: 30px;">- la ville de New-York était décrite par ses caractéristiques physiques, son impact émotionnel ainsi que son rythme.</p>
<p style="padding-left: 30px;">- Londres avait été mise en avant pour la qualité de ses contacts humains.</p>
<p style="padding-left: 30px;">- Paris, quant à elle, mettait en lumière des éléments à la fois physiques et sensoriels. </p>
<p>Que  retenir de ces recherches ? La caractéristique commune aux trois villes citées est, en fait, la référence aux éléments sonores en parallèle avec l’ambiance générée !<br />
Les sons constituent donc des indicateurs précieux des diverses pratiques quotidiennes en milieu urbain. Ils marquent les lieux et contribuent à leur appropriation.<br />
D’autre part, la grande diversité des informations sensorielles -entendez par-là le phénomène d’<em>ambiance urbaine&#8230;-, </em>faites de sons, de mouvements, d’images, de sensations tactiles et olfactives de la ville contribue à satisfaire notre besoin de vivre la ville !<br />
Selon A. Moch, des exemples puisés dans notre monde quotidien démontrent de manière très claire l’importance sonore dans la définition de lieux urbains. On soulèvera, parmi eux, le cas de la manifestation, de l’animation commerciale ou encore celui du squatt.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"> <em>Les perceptions sonores apparaissent donc comme des repères, mais aussi comme expression et reconnaissance des communautés qui composent les lieux urbains<br />
</em>A. Moch, Les Stress de l’environnement</p></blockquote>
<p>Elles donnent lieu à des climats sonores particuliers d’un quartier à l’autre. Cette diversité fait de l’expérience de la ville une expérience riche, multiculturelle, multisociale !<br />
Toutes les informations sensorielles contribuent donc à l’expérience de la ville, à son développement et à la production d’images mentales. Les évènements qui s’y déroulent laissent toujours des traces sonores ; elles apparaissent tels des « taggues » influençant et modulant notre perception.</p>
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