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	<title>Le blog de Vanessa Hoscheit &#187; acoustique environnementale</title>
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	<description>Architecte - I.S.A. La Cambre</description>
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		<title>Etude de cas : Le Port de Bruxelles – Analyse qualitative de son environnement sonore</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 13:03:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Urbanisme Sonore]]></category>
		<category><![CDATA[acoustique environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[port de bruxelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant-propos 
Je tiens à remercier, au passage, le bureau M.A.A. – Mathys Acoustical Adviser qui m’a permis de réaliser cette étude (2003) pour le Masterplan de Port de Bruxelles à l’horizon 2015, dans le cadre d’un stage spécialisé en acoustique environnementale.

Quand la lutte contre la pollution sonore fait place à la qualité sonore d’un site, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Avant-propos </em></p>
<p><em>Je tiens à remercier, au passage, le bureau M.A.A. – Mathys Acoustical Adviser qui m’a permis de réaliser cette étude (2003) pour le Masterplan de Port de Bruxelles à l’horizon 2015, dans le cadre d’un stage spécialisé en acoustique environnementale.<br />
</em></p>
<p>Quand la lutte contre la pollution sonore fait place à la qualité sonore d’un site, à sa valeur emblématique…</p>
<p>Qu’est-ce qu’adopter une attitude offensive face au bruit – facteur de dégradation de l’environnement ?<br />
C’est une attitude qui tente de mettre davantage en exergue le lieu et sa typicité, dans la mesure où les sons lui confèrent une certaine identité. Les termes usuels d’actions seront donc : repérer, protéger voire, dans certains cas, renforcer…<br />
Dans cette optique, les réflexions plus pragmatiques de type <em>lutte contre le bruit</em> s’estompent et font place à une série de questionnements, de réflexions sur des situations de bien-être en milieu urbain afin de voir émerger un souci de <em>réelle qualité sonore urbaine</em> !<br />
Les séquences sonores enregistrées reflètent-elles ou non une certaine <em>valeur emblématique du site</em> (niveau du <em>connu</em>) ? Les séquences sonores entendues reflètent-elle une façon de vivre sa ville aujourd’hui (niveau du <em>vécu)</em> ? Les séquences sonores sont-elles représentatives de la ville à l’heure actuelle (niveau du <em>sensible</em>) ? Tant de questions auxquelles cette étude tentera de répondre…</p>
<p>Les nombreuses corrélations et interactions entre les expériences perceptives visuelles et auditives ont été prises en compte tout au long de la démarche. Ainsi, nous tenterons de voir si les diverses ambiances pressenties lors de l’écoute des séquences sonores semblent en adéquation avec les images mentales qu’elles suscitent…</p>
<p>Le recueil des données quantitatives des zones et « photos » acoustiques de la situation existante du Port ont été fragmentées de la manière suivante :</p>
<p style="padding-left: 30px;">- NORD : zones 1 à 5 (entre la limite nord de Bruxelles et l’usine d’incinération= avant-port et jusqu’au bassin Béco)<br />
- CENTRE : zones 6a et 6b (la traversée du Canal de Bruxelles Centre)<br />
- SUD : zones 7a, 7b &amp; 8</p>
<p>L’écoute des fragments sonores laisse entendre le potentiel certain de l’une et l’autre zones ; parmi elles, l’extrémité de la zone Nord, le périmètre de Tour &amp; Taxis, une partie de la zone centrale (proximité Pont Van Praet) et surtout, la partie Sud du Canal (Anderlecht). Chacune de ces zones révèle ainsi des caractéristiques très diverses, voire opposées mais tout à fait intéressantes et exploitables dans la logique de création d’ambiances tranchées, diversifiées…</p>
<p>L’étude très poussée comprend une analyse séquentielle par zone (rives gauches et droites). Par souci de compréhension pour le lecteur, seules les conclusions par secteur seront présentées. Ensuite, l’étude répondra aux diverses questions précitées.</p>
<p><strong><br />
Secteur NORD – 5 zones<br />
</strong><strong>L’avant-port jusqu’au Bassin Béco</strong></p>
<p>Les séquences sonores enregistrées laissent entendre, de manière générale, un manque d’identité sonore et visuel évident.<br />
De nombreux fragments dévoilent une grande « cacophonie », un important « brouhaha » issus de la superposition des <em>sons de la ville </em>et des <em>sons provenant du Port</em>.<br />
Cela donne lieu à une importante forme de perte de repères causée par le manque de création d’images mentales à forte connotation emblématique.<br />
Que retenir de son environnement sonore ? Une série d’indices peuvent être cités mais un classement par ordre d’importance serait relativement fastidieux ! Conséquence directe du manque de signature sonore significative, du rapport ambigu entre le « sentiment de la ville » et l’identité de son port.</p>
<p>Le<strong> Pont Van Praet</strong>, de par sa position stratégique dans l’entrée de la ville, mérite certaines réflexions si l’on songe aux résultats quantitatifs des mesures (pointe de 89,6 dB(A)). Idem pour le <strong>Brussel’s Yacht Club</strong> dont le climat sonore est réellement peu attractif, peu en adéquation avec sa vocation plus ludique. Le périmètre de <strong>Tour &amp; Taxis</strong> présente, quant à lui, un potentiel d’intervention directe. Son implantation stratégique dans Bruxelles, son potentiel de calme et d’activité à la fois (trop bruyant malgré son potentiel de calme, pas assez animé pour le considérer comme une traversée urbaine « où il fait bon vivre… ») sont deux de ses caractéristiques principales qui peuvent amorcer des démarches permanentes et événementielles au niveau de son paysage sonore. Démarches allant d’ailleurs de pair avec les projets d’éclairagisme et d’urbanisation.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Secteur CENTRE – 2 zones<br />
La traversée du Canal de Bruxelles Centre</strong></p>
<p>Amorcée par une partie de la zone NORD, ce secteur a perdu, finalement, une grande partie des indices qui typifiaient son activité. D’autre part, ce secteur entretient avec la ville un rapport encore plus ambigu que le premier de part son implantation. Mais quels rapports doit-il entretenir dans la ville, avec la ville tout en confirmant sa propre identité ? La matière sonore fait clairement état des ses nombreuses problématiques.<br />
Toute chose restant égale, le fond sonore composé essentiellement de la circulation urbaine est trop présent, parfois oppressant. Ses multiples émissions sonores congestionnent littéralement l’environnement sonore.<br />
Les diverses séquences n’offrent aucune « rupture » dans le paysage sonore, aucun indice réellement significatif de l’ordre de l’évènementiel qui pourrait estomper, tel « une bouffée d’air frais », la « grisaille » et la « platitude » des tonalités.</p>
<p>Une intervention sonore, dans les environs de la <strong>Place</strong><strong> Sainclette</strong> et du <strong>Petit Château</strong>, scanderait sans-doute ce fond sonore « tacite » du paysage urbain. Il constituerait, également, un <em>élément attractif </em>afin de redynamiser un site souvent dépeuplé par ses autochtones, voire considéré comme insécurisant…</p>
<p><strong><br />
Secteur SUD – 3 zones<br />
</strong><strong>Du Biestebroeck à l’écluse d’Anderlecht en passant par le Bassin du Batelage</strong></p>
<p>D’une manière générale, ce secteur présente des caractéristiques relativement différentes par rapport aux précédents.<br />
Les séquences sonores laissent présager un relatif potentiel de calme et de quiétude pour certaines zones. D’une part, les sons liés au trafic urbain n’apparaissent plus que de manière périphérique ; L’écoute des fragments accentue davantage ce phénomène et plonge l’auditeur dans un paysage plus poétique, plus bucolique. D’autre part, les sons spécifiques, rendus plus audibles, émergent ici et là d’un fond sonore relativement bas et stable. Leur écoute laisse des traces sonores à fortes connotations emblématiques et procurent, ainsi, un <em>certain sentiment d’immersion par rapport au site et son activité.<br />
</em>Les <em>sons naturels</em> sont, quant à eux, quasi omniprésents. Ils témoignent d’images beaucoup plus « verdoyantes » que dans les deux zones précédentes. Un seul élément vient perturber la sérénité relative de la séquence : la présence d’une seule entreprise au charroi important. Les fragments sonores laissent donc pressentir des <em>images qui semblent en assez bonne adéquation avec les images visuelles, avec l’impression générale que l’on s’en fait.</em></p>
<p>Sous sa forme actuelle, cette zone peut amorcer l’ébauche d’aménagements, d’infrastructures destinées davantage aux usagers faibles. Assurant ainsi son rôle de pôle transitoire entre le centre-ville et la périphérie de Bruxelles, cette partie du Port se garantirait d’une identité propre et significative dans la ville et à travers celle-ci. Une sorte de « fenêtre ouverte » à l’entrée (ou à la sortie) de Bruxelles teintée d’une ambiance « à part », moins « artificielle » que les précédentes.<br />
Un pôle plus à l’image de l’homme, moins à celle de l’industrie et à celle des grandes infrastructures urbaines.</p>
<p><strong></strong> </p>
<p><strong>Conclusions générales</strong></p>
<p>Pour rappel, cette étude constitue une démarche quelque peu différente par rapport aux « études de bruits », généralement quantitatives et pragmatiques. En effet, bien plus que d’évaluer le niveau de bruit ambiant et le degré de gêne qu’il suscite – phase initiale nécessaire et indispensable- elle tente de prendre en compte d’autres dimensions :<br />
 - <em>caractéristiques spatiales<br />
</em><em> - références culturelles<br />
</em> - (…)</p>
<p>Celles-ci influençant nos perceptions, nos jugements et donc nos actions !<br />
Les fragments sonores ont pu soulever différentes problématiques du site. Celles-ci amorcent une série de questionnements ainsi que l’ébauche d’attitudes, la formalisation de certains concepts d’intervention dans le paysage sonore.<br />
En référence aux travaux de recherches de P. Amphoux (menés sur trois villes suisses en 1993), trois grands types d’attitudes opératoires sont envisageables :</p>
<p> - Détermination des indices sonores qui font la <em>typicité</em> du paysage (niv. du connu)<br />
 - Actions <em>in situ – </em>renforcement des interactions entre les acteurs sociaux et le Port (niv. du vécu)<br />
 - <em>Attitude créative</em> de composition du paysage sonore (niv. du sensible)</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Détermination des indices sonores qui font la <em>typicité</em> </strong></p>
<p>On constate très clairement la primauté, quasi générale, des sons liés à la circulation urbaine sur les sons liés aux activités portuaires. Même si les émissions sonores liées au trafic automobile apparaissent souvent comme « intériorisées » pour le citadin qui les vit au quotidien (elles constituent également une forme de « repères » en milieu urbain), il convient de les estomper significativement afin de faire émerger davantage les sons spécifiques de cet environnement portuaire et industriel.</p>
<p> </p>
<p><strong>Secteur NORD &amp; CENTRE</strong></p>
<p>On assiste de manière très évidente aux superpositions Ville-Port. Cependant, il est évident que certains lieux assurant cette liaison, jouant ainsi le rôle de passerelle entre les deux sphères, ne peuvent laisser entendre de manière dissociée des indices très urbains ou des indices très portuaires !<br />
Matériellement impossible, cela ne serait pas non plus en concordance avec le visuel.<br />
Liste de Pôles d’interventions :</p>
<p>NORD : Pont Van Praet &amp; Brussel’s Yacht Club ; entre Van Praet et sq. J. Detrooz ; Canal Bruxelles-Charleroi ; Avenue du Port ; …<br />
CENTRE : Quai Demets<br />
SUD : signature sonore plus marquée ; relative quiétude loin des activités urbaines et industrielles…</p>
<p><strong>Actions <em>in situ – renforcement des interactions entre les acteurs sociaux et le Port </em></strong></p>
<p>L’écoute des fragments sonores laisse entendre une certaine forme de ségrégation sociale. L’absence d’échange, de communication au sens premier du terme sont manifeste : anonymat, impersonnalité des rapports perçus dans la quasi-totalité des séquences sonores.<br />
On peut, dès lors, agir sur la dimension <em>fusionnelle</em> et <em>vivante</em> de certains lieux. Mettre en exergue, d’une part, l’identité permanente de certains lieux afin d’alimenter la proximité socioculturelle et, d’autre part, jouer avec la notion d’identité plus variable de certains autres. Cela permettrait également de mettre en exergue la potentialité de diversité et d’hétérogénéité dans l’expérience du Port et de ses différents sites – qualités principales de l’urbanité.</p>
<p>Extrémité NORD + CENTRE + SUD particulièrement concernés par la démarche.</p>
<p>NORD : Brussel’s Yacht Club ; Bassin Béco – Quai des Péniches ; périmètre Tour &amp; Taxis<br />
CENTRE : Place Sainclette – Quai des Charbonnages (Petit Château) ; Quai de Mariemont – chaussée de Ninove<br />
SUD : réflexion globale</p>
<p><strong>Attitude créative de <em>composition </em>du paysage sonore</strong></p>
<p>Cette démarche s’apparentant de très près à la scénographie lumineuse (plus connue de tous) permettrait une meilleure expérience <em>sensitive</em> du port et de certains de ses espaces publics. Cela permettrait, dans certains cas, de mettre entre parenthèse sa fonction première de voie de transit.<br />
Les interactions visuelles et sonores doivent être prises en compte pour une intervention paysagère. Celle-ci se manifestera soit par l’événementiel, soit par l’installation permanente selon la nature et la destination du projet.<br />
Scander les différents secteurs du Port par des interventions sonores baliseraient l’entièreté de cette traverse urbaine peu attractive et encore souvent désertée pour l’heure…</p>
<p> </p>
<p><span style="color: #ff00ff;"><strong><span style="color: #e61c73;">Actions-Clés</span></strong></span></p>
<p><span style="color: #e61c73;"><strong>Rendre les activités portuaires et industrielles plus visibles ; </strong><em><span style="text-decoration: underline;">Diminuer le bruit lié à la circulation </span></em><em>; </em>Attirer l’usager en tant qu’acteur social ; Réduire le sentiment d’insécurité ; <strong>Diversifier l’expérience de la ville = URBANITE ; </strong><span style="text-decoration: underline;">Valoriser le potentiel de quiétude </span>; <em>Faire du Port une traverse riche en expériences diverses ;</em>…</span></p>
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