Urbanisme Sonore

Francorchamps fait du bruit !

Posted by admin on novembre 05, 2009
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Le circuit de Spa-Francorchamps a du plomb dans l’aile…

En effet, fin septembre dernier, le Conseil d’Etat a annulé le permis unique délivré le 12 avril 2007 par le ministre André Antoine alors en charge du Développement territorial.
Après plus de deux ans et quelques 20 millions d’euros de travaux réalisés (transformation du circuit, sécurisation, accès piétons, …), le CE donne ainsi raison à l’asbl. Sourdine.
Constituée d’un groupe de riverains francorchamptois, Sourdine est sans appel : Le Bruit nuit. Propagande de choc que l’on peut lire d’emblée sur la page d’accueil du site internet (www.sourdine.eu). Excédés par les « nuisances inutiles » qu’engendrent les activités liées au circuit, ce groupe de pression compte plus de 200 membres à son actif.

 Les sonomètres sont en place…

 A suivre… !

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La Charte de Linz Acoustic City

Posted by admin on octobre 14, 2009
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Entre pragmatisme et austérité 

Conférence à la Maison de l’Urbanité – Liège – 08.10.2009

« Acoustic City Linz – A project of Linz 2009 European Capital of Culture »

 

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Adoptée par les pouvoirs locaux en janvier dernier, cette charte représente une première mondiale en matière de planification urbaine. Sa mission a pour but de considérer l’espace acoustique en tant que point central de l’espace vital.
Fondée sur les valeurs du bien commun, de l’espace libre de la ville en tant que propriété de chacun, sur les notions de la qualité de la vie et des relations interpersonnelles, La Charte de Linz met donc l’ouïe au centre des préoccupations politiques et, par là même, amorce des nouveaux comportements qui devraient, selon ses protagonistes, améliorer la cohabitation.
La sphère acoustique conduirait-elle à une forme de fracture sociale ? Nous ne pouvons le nier. Et de reprendre une citation « Qui est pauvre, vit dans le bruit ».
Doit-on faire l’apologie du droit des silences pour autant ? Je ne le crois pas.

La Ville acoustique est née de la rapide gestation d’un projet (50 jours), après un processus de sensibilisation débuté en 2006 soutenu par les syndicats des travailleurs, l’Eglise, les professionnels de la santé et les médecins du travail.
Que prévoit-elle ?
- Inhiber la musique de fond au sein des espaces publics
- Etendre la mesure aux espaces commerciaux (qui ont d’ailleurs donné leur assentiment…)
- La création de l’Akustikon (musée entièrement dédié à l’acoustique)
- La création d’un cursus universitaire afin de former des experts en la matière
- Un investissement colossal dans l’insonorisation du bâti existant
- Le développement d’industries écologiques acoustiques (cause ou conséquence ?!)
- De nouvelles règles urbanistiques en matière de construction de bâtiments (des façades non parallèles en référence à la morphologie des salles de spectacle et conférence) et la limitation de l’usage du verre afin de limiter la réverbération
- (…)

N’oublions pas que le projet est avant tout politique et au-delà des notions de liberté individuelle se dessinent d’autres causes stratèges comme la fulgurante croissance du coût des soins de santé, la performance des individus au travail et le souci de rentabilité permanent, le développement économique de nouveaux secteurs qui ont le vent en poupe, …
En bref, du bon et du mauvais tel la complexité entre le « bon son » et le « mauvais bruit » !

Les notions de bruit, de son, d’ambiance
Ou ce qui fait débat…

L’approche de M. Androsch se situe donc loin d’une approche sociologique, culturelle et sensitive de l’environnement sonore. Chose qu’il revendique fermement malgré le fait que le projet s’inscrit dans le cadre de la promotion de la ville de Linz en tant que capitale européenne de la culture 2009. On peut donc le regretter…Les sons dits naturels, mécanisés ou le phénomène d’ambiance en tant que formes de repères en milieu urbain modulant nos perceptions et donc nos actions ou bien encore la notion d’identité sonore ne seront qu’évoqués par le « camp » belge (cf. : articles précédents).
Aussi, M. Dardenne, psychologue et professeur à l’U.L.G., rappelant que la psychologie environnementale est née de la collaboration avec des architectes, fait notamment savoir que l’isolation acoustique des maisons à outrance peu, dans certains cas, générer des problèmes psychologiques comme la claustrophobie… Attention donc aux effets pervers que peut entraîner la volonté d’inhiber toute forme de bruit !
Monsieur Onkelinx, musicologue, prône quant à lui l’initiation d’une pédagogie sonore. Celle-ci pourrait d’une certaine manière conduire à réapprendre les rumeurs de la Ville. A cet effet, il rappelle brièvement l’évolution de la musique au cours des derniers siècles.

- Jusqu’au 18 me siècle : caractère prévisible (ex. : Vivaldi, …)
- Du 19me jusqu’à nos jours : caractère imprévisible (auteurs contemporains…)

La musique contemporaine, du fait de son caractère inattendu peut être génératrice d’une certaine forme de stress. Son éducation, dès le plus jeune âge, pourrait ainsi améliorer sa tolérance.

Nous pouvons conclure que cette charte représente une ébauche, un premier pas dans le domaine de l’urbanisme sonore. Son pragmatisme doit être affiné par d’autres paramètres incontournables en matière de développement urbain. Car la richesse de l’expérience (sonore) de la Ville doit nécessairement tenir compte des facteurs sociaux mais aussi culturels ! Un peu d’art et de poésie, M. Androsch…

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Un sentier sonore – Parc Naturel de l’Our

Posted by admin on août 20, 2009
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Dans les Ardennes luxembourgeoises, plus précisément à Hoscheid, j’ai découvert une fabuleuse mise en scène d’un genre encore peu commun.image_18

En effet, c’est au cœur du Parc Naturel de l’Our qu’est balisé un circuit pédestre mettant en exergue une nature luxuriante. Particularité de ce circuit : un balisage sonore.
Ainsi, à travers une série de sculptures, installations sonores, des artistes luxembourgeois et étrangers offrent une autre façon de découvrir le paysage qui s’offre à nous. Un nouveau regard sous l’angle de l’écoute ; l’écoute de la nature tant par les sons naturels qu’elle anime que par la production mécanique de sons que nous produisons nous-mêmes. Cette interaction nous offre un éveil des sens sans nul autre pareil !

Artistes :

Marie-Josée Kerschen
Alain Johnston
Michael Bradke
Will Menter

 A découvrir absolument !

 http://www.klanglandschaften.lu/

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Etude de cas : Le Port de Bruxelles – Analyse qualitative de son environnement sonore

Posted by admin on juillet 16, 2009
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Avant-propos

Je tiens à remercier, au passage, le bureau M.A.A. – Mathys Acoustical Adviser qui m’a permis de réaliser cette étude (2003) pour le Masterplan de Port de Bruxelles à l’horizon 2015, dans le cadre d’un stage spécialisé en acoustique environnementale.

Quand la lutte contre la pollution sonore fait place à la qualité sonore d’un site, à sa valeur emblématique…

Qu’est-ce qu’adopter une attitude offensive face au bruit – facteur de dégradation de l’environnement ?
C’est une attitude qui tente de mettre davantage en exergue le lieu et sa typicité, dans la mesure où les sons lui confèrent une certaine identité. Les termes usuels d’actions seront donc : repérer, protéger voire, dans certains cas, renforcer…
Dans cette optique, les réflexions plus pragmatiques de type lutte contre le bruit s’estompent et font place à une série de questionnements, de réflexions sur des situations de bien-être en milieu urbain afin de voir émerger un souci de réelle qualité sonore urbaine !
Les séquences sonores enregistrées reflètent-elles ou non une certaine valeur emblématique du site (niveau du connu) ? Les séquences sonores entendues reflètent-elle une façon de vivre sa ville aujourd’hui (niveau du vécu) ? Les séquences sonores sont-elles représentatives de la ville à l’heure actuelle (niveau du sensible) ? Tant de questions auxquelles cette étude tentera de répondre…

Les nombreuses corrélations et interactions entre les expériences perceptives visuelles et auditives ont été prises en compte tout au long de la démarche. Ainsi, nous tenterons de voir si les diverses ambiances pressenties lors de l’écoute des séquences sonores semblent en adéquation avec les images mentales qu’elles suscitent…

Le recueil des données quantitatives des zones et « photos » acoustiques de la situation existante du Port ont été fragmentées de la manière suivante :

- NORD : zones 1 à 5 (entre la limite nord de Bruxelles et l’usine d’incinération= avant-port et jusqu’au bassin Béco)
- CENTRE : zones 6a et 6b (la traversée du Canal de Bruxelles Centre)
- SUD : zones 7a, 7b & 8

L’écoute des fragments sonores laisse entendre le potentiel certain de l’une et l’autre zones ; parmi elles, l’extrémité de la zone Nord, le périmètre de Tour & Taxis, une partie de la zone centrale (proximité Pont Van Praet) et surtout, la partie Sud du Canal (Anderlecht). Chacune de ces zones révèle ainsi des caractéristiques très diverses, voire opposées mais tout à fait intéressantes et exploitables dans la logique de création d’ambiances tranchées, diversifiées…

L’étude très poussée comprend une analyse séquentielle par zone (rives gauches et droites). Par souci de compréhension pour le lecteur, seules les conclusions par secteur seront présentées. Ensuite, l’étude répondra aux diverses questions précitées.


Secteur NORD – 5 zones
L’avant-port jusqu’au Bassin Béco

Les séquences sonores enregistrées laissent entendre, de manière générale, un manque d’identité sonore et visuel évident.
De nombreux fragments dévoilent une grande « cacophonie », un important « brouhaha » issus de la superposition des sons de la ville et des sons provenant du Port.
Cela donne lieu à une importante forme de perte de repères causée par le manque de création d’images mentales à forte connotation emblématique.
Que retenir de son environnement sonore ? Une série d’indices peuvent être cités mais un classement par ordre d’importance serait relativement fastidieux ! Conséquence directe du manque de signature sonore significative, du rapport ambigu entre le « sentiment de la ville » et l’identité de son port.

Le Pont Van Praet, de par sa position stratégique dans l’entrée de la ville, mérite certaines réflexions si l’on songe aux résultats quantitatifs des mesures (pointe de 89,6 dB(A)). Idem pour le Brussel’s Yacht Club dont le climat sonore est réellement peu attractif, peu en adéquation avec sa vocation plus ludique. Le périmètre de Tour & Taxis présente, quant à lui, un potentiel d’intervention directe. Son implantation stratégique dans Bruxelles, son potentiel de calme et d’activité à la fois (trop bruyant malgré son potentiel de calme, pas assez animé pour le considérer comme une traversée urbaine « où il fait bon vivre… ») sont deux de ses caractéristiques principales qui peuvent amorcer des démarches permanentes et événementielles au niveau de son paysage sonore. Démarches allant d’ailleurs de pair avec les projets d’éclairagisme et d’urbanisation.

 

Secteur CENTRE – 2 zones
La traversée du Canal de Bruxelles Centre

Amorcée par une partie de la zone NORD, ce secteur a perdu, finalement, une grande partie des indices qui typifiaient son activité. D’autre part, ce secteur entretient avec la ville un rapport encore plus ambigu que le premier de part son implantation. Mais quels rapports doit-il entretenir dans la ville, avec la ville tout en confirmant sa propre identité ? La matière sonore fait clairement état des ses nombreuses problématiques.
Toute chose restant égale, le fond sonore composé essentiellement de la circulation urbaine est trop présent, parfois oppressant. Ses multiples émissions sonores congestionnent littéralement l’environnement sonore.
Les diverses séquences n’offrent aucune « rupture » dans le paysage sonore, aucun indice réellement significatif de l’ordre de l’évènementiel qui pourrait estomper, tel « une bouffée d’air frais », la « grisaille » et la « platitude » des tonalités.

Une intervention sonore, dans les environs de la Place Sainclette et du Petit Château, scanderait sans-doute ce fond sonore « tacite » du paysage urbain. Il constituerait, également, un élément attractif afin de redynamiser un site souvent dépeuplé par ses autochtones, voire considéré comme insécurisant…


Secteur SUD – 3 zones
Du Biestebroeck à l’écluse d’Anderlecht en passant par le Bassin du Batelage

D’une manière générale, ce secteur présente des caractéristiques relativement différentes par rapport aux précédents.
Les séquences sonores laissent présager un relatif potentiel de calme et de quiétude pour certaines zones. D’une part, les sons liés au trafic urbain n’apparaissent plus que de manière périphérique ; L’écoute des fragments accentue davantage ce phénomène et plonge l’auditeur dans un paysage plus poétique, plus bucolique. D’autre part, les sons spécifiques, rendus plus audibles, émergent ici et là d’un fond sonore relativement bas et stable. Leur écoute laisse des traces sonores à fortes connotations emblématiques et procurent, ainsi, un certain sentiment d’immersion par rapport au site et son activité.
Les sons naturels sont, quant à eux, quasi omniprésents. Ils témoignent d’images beaucoup plus « verdoyantes » que dans les deux zones précédentes. Un seul élément vient perturber la sérénité relative de la séquence : la présence d’une seule entreprise au charroi important. Les fragments sonores laissent donc pressentir des images qui semblent en assez bonne adéquation avec les images visuelles, avec l’impression générale que l’on s’en fait.

Sous sa forme actuelle, cette zone peut amorcer l’ébauche d’aménagements, d’infrastructures destinées davantage aux usagers faibles. Assurant ainsi son rôle de pôle transitoire entre le centre-ville et la périphérie de Bruxelles, cette partie du Port se garantirait d’une identité propre et significative dans la ville et à travers celle-ci. Une sorte de « fenêtre ouverte » à l’entrée (ou à la sortie) de Bruxelles teintée d’une ambiance « à part », moins « artificielle » que les précédentes.
Un pôle plus à l’image de l’homme, moins à celle de l’industrie et à celle des grandes infrastructures urbaines.

 

Conclusions générales

Pour rappel, cette étude constitue une démarche quelque peu différente par rapport aux « études de bruits », généralement quantitatives et pragmatiques. En effet, bien plus que d’évaluer le niveau de bruit ambiant et le degré de gêne qu’il suscite – phase initiale nécessaire et indispensable- elle tente de prendre en compte d’autres dimensions :
 - caractéristiques spatiales
 - références culturelles
 - (…)

Celles-ci influençant nos perceptions, nos jugements et donc nos actions !
Les fragments sonores ont pu soulever différentes problématiques du site. Celles-ci amorcent une série de questionnements ainsi que l’ébauche d’attitudes, la formalisation de certains concepts d’intervention dans le paysage sonore.
En référence aux travaux de recherches de P. Amphoux (menés sur trois villes suisses en 1993), trois grands types d’attitudes opératoires sont envisageables :

 - Détermination des indices sonores qui font la typicité du paysage (niv. du connu)
 - Actions in situ – renforcement des interactions entre les acteurs sociaux et le Port (niv. du vécu)
 - Attitude créative de composition du paysage sonore (niv. du sensible)

 

Détermination des indices sonores qui font la typicité

On constate très clairement la primauté, quasi générale, des sons liés à la circulation urbaine sur les sons liés aux activités portuaires. Même si les émissions sonores liées au trafic automobile apparaissent souvent comme « intériorisées » pour le citadin qui les vit au quotidien (elles constituent également une forme de « repères » en milieu urbain), il convient de les estomper significativement afin de faire émerger davantage les sons spécifiques de cet environnement portuaire et industriel.

 

Secteur NORD & CENTRE

On assiste de manière très évidente aux superpositions Ville-Port. Cependant, il est évident que certains lieux assurant cette liaison, jouant ainsi le rôle de passerelle entre les deux sphères, ne peuvent laisser entendre de manière dissociée des indices très urbains ou des indices très portuaires !
Matériellement impossible, cela ne serait pas non plus en concordance avec le visuel.
Liste de Pôles d’interventions :

NORD : Pont Van Praet & Brussel’s Yacht Club ; entre Van Praet et sq. J. Detrooz ; Canal Bruxelles-Charleroi ; Avenue du Port ; …
CENTRE : Quai Demets
SUD : signature sonore plus marquée ; relative quiétude loin des activités urbaines et industrielles…

Actions in situ – renforcement des interactions entre les acteurs sociaux et le Port

L’écoute des fragments sonores laisse entendre une certaine forme de ségrégation sociale. L’absence d’échange, de communication au sens premier du terme sont manifeste : anonymat, impersonnalité des rapports perçus dans la quasi-totalité des séquences sonores.
On peut, dès lors, agir sur la dimension fusionnelle et vivante de certains lieux. Mettre en exergue, d’une part, l’identité permanente de certains lieux afin d’alimenter la proximité socioculturelle et, d’autre part, jouer avec la notion d’identité plus variable de certains autres. Cela permettrait également de mettre en exergue la potentialité de diversité et d’hétérogénéité dans l’expérience du Port et de ses différents sites – qualités principales de l’urbanité.

Extrémité NORD + CENTRE + SUD particulièrement concernés par la démarche.

NORD : Brussel’s Yacht Club ; Bassin Béco – Quai des Péniches ; périmètre Tour & Taxis
CENTRE : Place Sainclette – Quai des Charbonnages (Petit Château) ; Quai de Mariemont – chaussée de Ninove
SUD : réflexion globale

Attitude créative de composition du paysage sonore

Cette démarche s’apparentant de très près à la scénographie lumineuse (plus connue de tous) permettrait une meilleure expérience sensitive du port et de certains de ses espaces publics. Cela permettrait, dans certains cas, de mettre entre parenthèse sa fonction première de voie de transit.
Les interactions visuelles et sonores doivent être prises en compte pour une intervention paysagère. Celle-ci se manifestera soit par l’événementiel, soit par l’installation permanente selon la nature et la destination du projet.
Scander les différents secteurs du Port par des interventions sonores baliseraient l’entièreté de cette traverse urbaine peu attractive et encore souvent désertée pour l’heure…

 

Actions-Clés

Rendre les activités portuaires et industrielles plus visibles ; Diminuer le bruit lié à la circulation ; Attirer l’usager en tant qu’acteur social ; Réduire le sentiment d’insécurité ; Diversifier l’expérience de la ville = URBANITE ; Valoriser le potentiel de quiétude ; Faire du Port une traverse riche en expériences diverses ;

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De la perception visuelle à la perception sonore – Interaction sensorielle

Posted by admin on juillet 10, 2009
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Les relations entre le visuel et le sonore dans l’interprétation que l’individu se fait d’un espace, les métaphores puisées dans notre langue française afin de décrire des notions et d’en dégager des concepts sont autant d’éléments qui témoignent de cette notion d’interaction sensorielle !

Le primat de l’interprétation visualiste

Le primat de l’interprétation visuelle au sein de notre société est indéniable !
En effet, avant de rentrer dans l’ère de la communication, notre civilisation a toujours été une civilisation d’images… ! Il faut remonter à Platon pour comprendre l’essence même du phénomène. 

La vue est à la fois l’origine et le chemin de la connaissance toute entière.
Platon

Cependant, la primauté de l’œil et son rôle de premier récepteur de l’information a surtout été révélé, en Occident, depuis la Renaissance, l’invention de l’imprimerie et davantage encore avec l’introduction de la perspective en peinture. Ainsi, Dieu devint image alors qu’auparavant il n’était que parole (sons, vibrations, …) au sein des tribus… Pour certaines d’entre elles d’ailleurs, le sens de l’ouïe prédomine encore !
D’autre part, l’image, perception instantanée et limitée, est incapable de s’en tenir à elle seule car elle met en jeu la pensée dès sa perception. Elle apparaît alors comme quelque chose qui nous parle, qui fait resurgir à la conscience certains éléments ou faits intériorisés…

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L’analyse qualitative du paysage sonore – Paramètre incontournable dans le développement urbain

Posted by admin on juin 23, 2009
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Perception sonore

L’ouïe, un sens particulier !

Les préoccupations concernant le vécu sonore des habitants ont été longtemps absentes des études sur l’environnement urbain. Ce n’est que très récemment qu’un cri d’alarme a été lancé pour ce que l’on qualifie aujourd’hui de pollution sonore.
Il est intéressant de noter que la prise en compte des perceptions sonores dénonce, très souvent, des nuisances et non des soucis de critères de qualité. Les recherches et travaux de l’I.B.G.E. sur l’environnement bruxellois appuient cette constatation : études purement techniques de type lutte contre le bruit, réalisation de murs anti-bruits … mais pas de réelles recherches de type paysagères…

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Les Ambiances urbaines – La pratique de l’espace sonore

Posted by admin on juin 23, 2009
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Maintenant je ne vais plus qu’écouter…

J’entends les sons qui se côtoient, se combinent,

se mêlent ou se suivent,

Les sons de la ville, et les autres, les sons

du jour et de la nuit… 

 

W. Whitman, Chant de moi-même.

 

 

L’idée d’étudier de manière plus approfondie les ambiances urbaines m’est survenue, un beau jour, en arpentant les rues de notre capitale. C’était un de ces dimanches estivaux : il faisait chaud ; le ciel était d’une rarissime bleuté, toutes les terrasses des cafés du centre ville étaient bondées ; ici et là des troubadours coloraient les ruelles de leurs petits spectacles, un groupe de jeunes percussionnistes rythmait la Grand Place par des sons endiablés ; un peu plus loin un petit marché d’artisans avait fait revivre, l’espace d’un jour, un îlot déserté…

Soudainement, je me suis arrêtée et je me suis exclamée : « Comme j’aime ma ville et comme je m’y sens bien… ! ».

 

Ainsi, l’espace public urbain tout entier avait été reconquis par ses autochtones et ses touristes d’un jour. Tout comme si chacun redécouvrait, réapprenait à se l’approprier dans un climat de détente, de convivialité et d’échange… ! Toutes les individualités isolées participaient à ce spectacle visuel et sonore commun ; elles avaient fait revivre l’espace public en tant qu’idéal de vie, d’expression de l’hétérogénéité et de la dynamique urbaine.

Gravé à jamais dans ma mémoire, ce jour allait littéralement changer le regard et l’écoute que j’allais porter sur ma ville ! Plutôt que de valoriser ou dévaloriser, de manière pragmatique, une certaine ambiance architecturale, j’allais tenter de comprendre tous les paramètres sensibles qui font la beauté ou non du paysage urbain

Bien plus que le regarder ou l’admirer, j’allais apprendre à l’écouter !

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